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#9Chiffre de la semaine·2026-07-08·6 min de lecture

Érosion côtière : 371 communes sur la liste, 450 000 logements menacés d'ici 2100

Le décret du 13 février 2026 porte à 371 le nombre de communes officiellement exposées au recul du trait de côte. Selon le Cerema, jusqu'à 450 000 logements pourraient être atteints d'ici 2100. Une contrainte qui s'invite désormais dans les documents d'urbanisme et la valeur des biens.

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Le chiffre : 371 communes

371. C'est le nombre de communes désormais inscrites sur la liste nationale des territoires exposés au recul du trait de côte, après la publication du décret n° 2026-95 du 13 février 2026. Ce texte ajoute 54 communes aux 317 recensées en juin 2024.

La progression est régulière depuis la loi Climat et Résilience d'août 2021 : 126 communes en avril 2022, 242 en juillet 2023, 317 en juin 2024, et 371 aujourd'hui. Ces communes se portent volontaires, mais l'inscription emporte des obligations concrètes : chacune doit élaborer une carte locale d'exposition au recul du trait de côte à deux horizons — 30 ans et 30 à 100 ans — puis l'intégrer à son document d'urbanisme (PLU ou carte communale).

Ce que dit la donnée du Cerema

L'ampleur de l'enjeu a été chiffrée par le Cerema, dont les scénarios nationaux ont été mis en ligne sur le portail Géolittoral. Dans l'hypothèse d'inaction à horizon 2100 — disparition progressive des ouvrages de défense — jusqu'à 450 000 logements pourraient être atteints, pour une valeur immobilière estimée à 86 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent 55 000 locaux d'activité, 10 000 bâtiments publics, 1 800 km de routes et 240 km de voies ferrées.

Les échéances plus rapprochées donnent la mesure du calendrier. À l'horizon 2050, environ 5 200 logements seraient menacés, dont 2 000 résidences secondaires, pour 1,1 milliard d'euros. À cinq ans (2028), le Cerema recense près de 1 000 bâtiments exposés, dont environ un tiers de logements, pour 240 millions d'euros. Le littoral atlantique — Nouvelle-Aquitaine en tête — et l'Occitanie concentrent une large part de ces enjeux.

Une contrainte qui pèse sur la valeur des biens

L'inscription sur la liste ne relève pas du symbole. Dans les zones exposées à moins de 30 ans, la construction neuve est en principe interdite, sauf exceptions encadrées. Dans les zones à échéance de 30 à 100 ans, elle reste possible, mais sous conditions : le décret n° 2026-275 du 15 avril 2026 impose désormais au constructeur de consigner les sommes nécessaires à la future démolition du bâtiment lorsque la menace se rapprochera.

Autrement dit, un bien situé dans ces zones porte une échéance inscrite noir sur blanc dans les documents d'urbanisme. Cela se répercute mécaniquement sur son prix, ses conditions d'assurance et sa liquidité à la revente. Le cas emblématique reste l'immeuble Le Signal, à Soulac-sur-Mer (Gironde), évacué en 2014 puis démoli, devenu le symbole de ce risque désormais cartographié.

Ce que cela signifie pour votre achat

Acheter sur le littoral impose désormais une vérification supplémentaire : la commune figure-t-elle sur la liste, et l'adresse visée se situe-t-elle dans une zone d'exposition à 30 ou à 100 ans ? Une carte communale peut classer sereinement un centre-bourg tout en identifiant, à quelques centaines de mètres, un front de mer sous échéance. La donnée existe, elle est publique, mais elle est encore rarement portée à la connaissance de l'acheteur au moment de la signature.

Radar du Bien croise ces données publiques — trait de côte, submersion marine Géorisques, transactions DVF et classe DPE — pour vous aider à comprendre, adresse par adresse, ce qui distingue deux biens voisins que le marché affiche au même prix. L'objectif n'est pas de vous détourner du littoral, mais de rendre lisible un risque long qui commence à peser sur les valeurs.

Sources

  • Décret n° 2026-95 du 13 février 2026 modifiant la liste des communes exposées au recul du trait de côte (Légifrance)
  • Décret n° 2026-275 du 15 avril 2026 relatif aux modalités de consignation (Légifrance)
  • Cerema, « Évaluation prospective des enjeux affectés par le recul du trait de côte », scénarios 2028 / 2050 / 2100 (portail Géolittoral)
  • Géorisques (BRGM), chiffres clés des risques littoraux et de la submersion marine
  • Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 (Climat et Résilience) et ordonnance du 6 avril 2022

Le marché de Le Verdon-sur-Mer en chiffres

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Prix médian
2 166 €/m²
DVF 5 ans
Évolution prix/an
+3.7 %
CAGR observé
Transactions 5 ans
360
ventes notariées
Score commune
74/100
NÉGOCIER -3 à -1%
🌍 Climat
87/100
Géorisques
📈 Marché
95/100
DVF
👥 Démographie
25/100
INSEE
Projection prix/m² à 5 ans
2 527 €/m²
CAGR projeté : 3.13 %/an (fourchette 2 348 2 716 €)
Effet halo : les communes voisines· Signal : ⚪ Alignee avec les voisines
CommuneÉvolution prix/anΔ vs cible
Soulac-sur-Mer+6.5 %+2.8 %
Grayan-et-l'Hôpital+4.6 %+0.9 %
Talais+3.3 %-0.3 %
Vensac+2.8 %-0.9 %

Données mises à jour au déploiement. Sources : DVF Etalab, INSEE, Géorisques. Pour des chiffres en temps réel, voir la page commune.

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