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Une reprise qui se confirme, sans emballement
Le marché du logement ancien poursuit son redressement. À fin février 2026, les notaires de France recensent 958 000 transactions cumulées sur les douze derniers mois, soit une progression de +11 % sur un an. Le volume se rapproche ainsi de sa zone d'équilibre de long terme, estimée autour de 975 000 ventes annuelles, sans retrouver les excès du pic historique d'août 2021 (1 251 000 transactions).
Le chemin parcouru depuis le point bas est net : en septembre 2024, le marché était tombé à 832 000 ventes sur douze mois, au creux de la crise ouverte en 2022. La remontée s'appuie sur une détente du crédit désormais stabilisée : le taux moyen des prêts immobiliers hors renégociations s'établit à 3,23 % en février 2026, en légère hausse après 3,17 % en janvier, pour une production de crédit habitat de 11,6 milliards d'euros sur le mois. Les notaires qualifient eux-mêmes ce mouvement de « reprise sans excès ».
Des écarts de 1 à 4 entre départements
Derrière la moyenne nationale se cache une géographie très contrastée. Sur l'ensemble de l'année 2025, le volume de transactions a progressé de +13 % au niveau national, mais avec des amplitudes considérables.
L'Île-de-France concentre les hausses les plus fortes, avec des progressions comprises entre +12 % et +20 % selon les départements. La Seine-et-Marne (77) et les Hauts-de-Seine (92) figurent en tête, à +20 % sur un an. À l'inverse, plusieurs départements ruraux ou en repli démographique restent à la traîne : l'Orne, la Nièvre et la Moselle affichent des hausses de +5 % ou moins.
Autrement dit, la reprise du nombre de ventes est jusqu'à quatre fois plus vigoureuse dans les zones tendues franciliennes que dans certains territoires ruraux. La demande revient d'abord là où elle avait été le plus contrainte par le crédit, tandis que les marchés les moins liquides peinent à retrouver de la fluidité.
Ce que cela signifie pour votre achat
Un volume de transactions qui repart ne signifie pas une flambée des prix. Sur le T4 2025, les prix de l'ancien n'ont progressé que de +1,1 % sur un an (+1,5 % pour les appartements, +0,8 % pour les maisons), et les projections issues des avant-contrats à fin mai 2026 pointent une quasi-stabilité (−0,2 % sur un an), avec des appartements à +0,3 % et des maisons à −0,5 %.
Concrètement, la question n'est pas seulement « combien coûte le bien », mais « à quelle vitesse se vend-il ». Dans un département à +20 % de transactions, un logement correctement évalué trouve preneur rapidement, et la marge de négociation se réduit. Dans un territoire à +5 %, les délais de vente restent longs et le risque de décote à la revente demeure élevé, surtout pour les maisons dépendantes du diagnostic énergétique et de l'exposition aux risques naturels. Le volume local est un signal de liquidité aussi important que le prix affiché.
Radar du Bien croise ces données de transactions, de prix DVF, de DPE et de risques Géorisques à l'échelle de la commune pour vous aider à comprendre si un marché local se réchauffe réellement ou reste figé.
Sources
- Notaires de France / Conseil supérieur du notariat — Note de conjoncture immobilière, données à fin février 2026 (958 000 transactions, +11 %, taux 3,23 %)
- Conseil supérieur du notariat — « Le logement en 2025 : bilan du marché immobilier » (évolutions départementales 2025)
- Insee — Indices Notaires-Insee des prix des logements anciens, 4e trimestre 2025 (Informations rapides n° 47)
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