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Neuf logements sur dix inadaptés aux fortes chaleurs
Les 24 et 25 juin 2026 ont été les deux journées les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec un pic à 43,8 °C relevé à Saintes (Charente-Maritime) et le franchissement des records d'août 2003. Cet épisode a mis en lumière un angle mort du diagnostic immobilier : le confort d'été.
Selon une étude conduite par Pouget Consultants pour l'IGNES à partir de la base de diagnostics de l'ADEME, publiée en juin 2026, seuls 10 % des logements français atteignent le niveau « bon » de confort d'été. Près d'un tiers, 35,5 %, sont jugés « insuffisants ». Fait notable, 31 % des logements classés A au DPE — les plus performants sur le plan énergétique — restent « insuffisants » face à la chaleur : une isolation optimisée pour l'hiver n'immunise pas contre la surchauffe estivale.
L'indicateur « confort d'été » figure sur le DPE depuis 2021, mais reste qualitatif. Il repose sur cinq critères : isolation de la toiture, présence de protections solaires (volets, brise-soleil) sur les façades est, sud et ouest, inertie du bâti, logement traversant et brasseurs d'air. Deux logements sur trois n'y répondent pas.
Une décote qui commence à s'installer dans les prix
Ce critère, longtemps ignoré des acheteurs, entre désormais dans la négociation. Selon des estimations publiées par PAP en juin 2026, un logement qui surchauffe peut subir une décote de l'ordre de 10 %, tandis qu'un bien cumulant les protections contre la chaleur peut valoir 12 à 20 % de plus qu'un équivalent exposé.
Le signal se superpose à la « valeur verte » déjà mesurée par les Notaires de France sur la performance énergétique : sur les données DVF 2025-2026, les logements classés F ou G se négocient de 15 à 25 % sous un équivalent C ou D, avec des délais de vente sensiblement allongés. Les logements sous les toits, particulièrement exposés, concentrent ces deux pénalités.
La décote reste inégale selon les territoires. Les Notaires relèvent que l'écart de prix lié à la performance énergétique dépasse 20 % dans les marchés détendus, mais se resserre à 7 % dans les villes touristiques du littoral atlantique, où la tension de la demande absorbe encore le défaut.
Ce que cela signifie pour votre achat
Un DPE favorable ne dit rien du comportement du logement en été. Avant une acquisition, il est utile de lire la ligne « confort d'été » du diagnostic, de repérer l'orientation, la présence de protections solaires et l'inertie des matériaux, et de considérer qu'un studio sous combles au dernier étage cumule les facteurs de surchauffe — un point que les canicules récurrentes rendent de plus en plus visible dans les prix de revente.
Radar du Bien croise les diagnostics DPE de l'ADEME, les transactions DVF et les données de risque pour vous aider à comprendre comment ces critères se traduisent, commune par commune, dans la valeur d'un bien.
Sources
- IGNES / Pouget Consultants, étude sur le confort d'été à partir de la base ADEME, juin 2026
- PAP, estimations de décote liée au confort d'été, juin 2026
- Notaires de France, note de conjoncture immobilière et valeur verte, 2026
- Météo-France, épisode caniculaire des 24-25 juin 2026
- Base des diagnostics de performance énergétique (ADEME) ; Demandes de valeurs foncières (DVF, Etalab)
Le marché de Saintes en chiffres
Voir l'analyse complète →| Commune | Évolution prix/an | Δ vs cible |
|---|---|---|
| Écurat | +17.8 % | +14.7 % |
| Pessines | +17.6 % | +14.5 % |
| Bussac-sur-Charente | +5.1 % | +1.9 % |
| Les Gonds | +2.6 % | -0.5 % |
Données mises à jour au déploiement. Sources : DVF Etalab, INSEE, Géorisques. Pour des chiffres en temps réel, voir la page commune.
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